Ko est le symbole du kilo-octet, l’unité qui sert à mesurer la taille d’un fichier. En ko informatique, la valeur officielle est de 1 000 octets selon le Système international, mais de nombreux logiciels comptent encore 1 024 octets. Cet article détaille l’origine de cet écart, les symboles à ne pas confondre et ce que représente concrètement 1 Ko.
Ko, l’unité de base des tailles de fichiers
Un octet est un groupe de 8 bits, et chaque bit prend la valeur 0 ou 1. Un octet peut donc coder 256 valeurs différentes, ce qui suffit pour représenter une lettre, un chiffre ou un signe de ponctuation.
Le préfixe kilo signifie mille. Un kilo-octet, noté Ko ou ko, regroupe donc 1 000 octets, tout comme un kilomètre regroupe 1 000 mètres. Le symbole de l’octet est un « o » minuscule, d’où l’écriture Ko en français.
Cette unité est la plus petite des tailles que l’on lit couramment dans l’explorateur de fichiers : un document texte, une icône ou un petit script s’affichent en Ko.
1 000 ou 1 024 octets : pourquoi deux valeurs coexistent
Les ordinateurs fonctionnent en base 2, et 2 puissance 10 vaut 1 024, un nombre très proche de 1 000. Les premiers informaticiens ont donc emprunté le préfixe kilo pour désigner 1 024 octets, par commodité.

Cet usage a créé une ambiguïté, que la Commission électrotechnique internationale a levée avec sa norme CEI 60027-2, publiée en 1998. Les préfixes du Système international gardent leur valeur en puissances de 10, et les puissances de 2 reçoivent leurs propres préfixes : le kibioctet (Kio) vaut 1 024 octets. L’écart entre kilo et kibi est de 2,4 %, mais il grandit à chaque palier. Les erreurs de conversion entre Ko et Mo viennent presque toujours de ce décalage.
Dans la pratique, les deux conventions cohabitent. Les fabricants de disques et de supports de stockage annoncent leurs capacités en décimal, avec 1 Go égal à 1 milliard d’octets. Windows continue d’afficher des valeurs binaires avec les symboles Ko, Mo et Go. Apple a aussi compté en binaire par le passé, sous OS X Leopard et iOS 10 et leurs versions antérieures, avant de passer au décimal.
Ko, KB, Kb, Kio : ne pas confondre les symboles
Quatre écritures voisines circulent, et elles ne désignent pas toutes la même chose. Le tableau suivant les distingue.
| Symbole | Nom | Valeur |
|---|---|---|
| Ko, ko, KB, kB | kilo-octet (kilobyte en anglais) | 1 000 octets, ou 1 024 dans l’usage binaire |
| Kio, KiB | kibioctet | 1 024 octets |
| Kb, kbit | kilobit | 1 000 bits, soit 125 octets |
Le kilobit est huit fois plus petit que le kilo-octet, puisqu’un octet compte 8 bits. Il sert surtout à exprimer les débits des connexions, alors que l’octet sert aux tailles de fichiers. Une majuscule ou une minuscule mal placée change donc la valeur d’un facteur 8.
Le mot anglais byte désigne dans l’usage courant le même groupe de 8 bits que l’octet, et la lettre B remplace le o dans les symboles anglo-saxons.
Le Ko face au Mo, au Go et au To
Les multiples de l’octet forment une échelle où chaque palier est mille fois plus grand que le précédent : le kilo-octet (Ko), le mégaoctet (Mo), le gigaoctet (Go), puis le téraoctet (To). Le Ko est donc le plus petit de ces quatre paliers.
Pour passer d’un palier au suivant, on divise par 1 000 en décimal, ou par 1 024 en binaire. La page sur le passage du mégaoctet au kilo-octet détaille ce calcul avec des exemples.
Le site publie aussi un article sur le nombre de Ko contenus dans un Mo, utile pour vérifier un résultat à la main.
Ce que pèse 1 Ko en pratique
Dans un texte simple, un caractère occupe en général un octet. Un kilo-octet correspond donc à environ mille caractères, soit un paragraphe court ou quelques lignes d’un fichier de configuration.

Les fichiers qui se comptent en Ko sont les documents texte brut, les petites icônes, les feuilles de style et les courriels sans pièce jointe. Une photographie prise avec un smartphone pèse plutôt en Mo, soit des milliers de fois plus.
Ces ordres de grandeur aident à repérer une taille aberrante : une page web de quelques Ko se charge instantanément, alors qu’une image de plusieurs Mo ralentit l’affichage.
Lire correctement une taille affichée en Ko
Un même fichier peut afficher deux tailles différentes selon le système qui le décrit. Windows compte en base 1 024 et affiche un nombre plus petit qu’un logiciel qui compte en base 1 000, puisque chaque Ko binaire contient plus d’octets.
Avant de comparer deux tailles, il faut donc vérifier la base employée. Les propriétés d’un fichier sous Windows indiquent aussi une taille réelle et une taille sur disque : la seconde est plus grande, car le disque réserve l’espace par blocs entiers.
Quand un écart de quelques pourcents apparaît entre deux outils, c’est le plus souvent la différence entre 1 000 et 1 024. Les outils de conversion en ligne proposent en général de choisir la base, ce qui évite la confusion.
Retenir que 1 Ko vaut 1 000 octets dans la norme et 1 024 dans l’usage de Windows suffit pour lire la plupart des tailles affichées sans se tromper.

